Ce coin est l’endroit où je mettrai, en vrac, des jeux de mots ou des réactions en rapport avec telle lecture, telle expression médiatique, tel mot qui auront provoqué en moi l’effet rebond dont je parle ci-dessous. Il est possible qu’ils soient développés dans un article ultérieur publié sur ce blog.

Enfer

En faire trop et paver son enfer ou celui des autres de bonnes intentions?

Vide

Vide-grenier, vide-maison, vide-dressing ;

vide : gouffre abyssal dans lequel on s’abîme en y plongeant ou espace-sol. La nature a, paraît-il horreur du vide, mais elle aime avoir un espace où s’éployer, comme la vie dont elle est l’incarnation.

Réflexion

La réflexion procède de l’effet rebond d’où découle, par extension l’effet miroir. L’effet rebond est celui, mécanique ou physique (lumière, ondes sonores) d’un objet qui est renvoyé par un obstacle.

L’effet miroir résulte du phénomène par lequel la lumière est renvoyée par un obstacle. Dans cet ordre d’idée, la première matière à réflexion est l’objet qui permet cet effet. Il peut être naturel  ou travaillé par l’homme. La réflexion peut provenir de l’eau dormante d’un étang (image stable), de l’eau fluide d’une rivière (image mouvante) ou d’une pierre, d’un os, d’un métal soigneusement polis ou d’une vitre recouverte d’une matière opaque et réfléchissante.

Émotion

brouillard de fines gouttelettes de larmes infuses, de colère, de lassitude, d’angoisses en rapport avec un vécu personnel difficile. Ce brouillard gêne la prise en compte du contexte et une meilleure appréhension de la situation. L’émotion fait croire à celui qui la vit que son vécu est universel et doit, obligatoirement être compris et partagé par tous.

Le cauchemar

Le cauchemar coche la mare où le « je » s’enlise. Il cherche à susciter le coup de pied tapé dans le fond grâce auquel le « je » émerge au cri de « J’en ai marre de la mare. Qu’arrive la rive où je me rive. »

combattant

Le combattant se bat avec d’autres contre un groupe dont il veut faire un combattu. L’enfant peut avoir à faire face à des parents ou à un entourage com-battants et s’en tirer en devenant un battant ne s’avouant jamais battu.

Éclats

de rire qui brise le silence, une situation tendue, un ennui,
de verre qui se brise en morceaux…
du scandale qui brise une réputation, et parfois, une vie
Et celui qui s’éclate que fait-il des morceaux ?

Dépendance

La sensation de dépendance peut être aggravés lorsque la personne a un vécu antérieur d’abandon de la part des instances juridiques, administratives, sociales qui étaient censés la protéger de la violence, de l’agression, de l’arbitraire… Sentiment d’abandon du moment qui peut en réactiver un autre plus ancien (retrait hors de la famille, par exemple). La sensation de dépendance est-elle alors une dépendance à la peur de l’abandon ? « Si j’accepte ce que j’ai obtenu est-ce que je ne vais pas à nouveau être abandonné et qu’est-ce que je dois faire pour que cela ne se reproduise pas ? »

Le patient

Le patient attend patiemment la fin de sa passion. Par compassion, le médecin, patient, l’a écouté. Ce client, non scient, était venu le voir pour un bobo. Il est reparti sachant qu’il devenait patient pour une durée indéterminée et qu’il devait renoncer à la passion qu’il avait pour une voisine, laquelle, devenue patiente, attend son retour à la santé. Compatissante, elle cachera son impatience de revivre avec lui de bons moments.

Roseau

Selon Blaise Pascal, l’homme est un roseau pensant. S’il charge sa tête d’un tas de désirs qui ne sont naturels que parce qu’il en a décidé ainsi, il deviendra un roseau penchant, la tête devenant trop lourde pour le maintien de l’équilibre de la tige. Or plus une plante penche, plus les parties nourricières remontent à l’air et à la lumière. Plus la plante se déterre et perd les capacités de sustentation qui la nourrissent et la maintiennent droite, plus elle devient la proie des vents et tempêtes qui accompliront sa perte en la déterrant complètement et en l’envoyant voler à tous les jeux qu’ils inventent.

Stress

Il tisse les tresses de l’esclavage (consenti?) au travail.

Place

Exsite-t-il une place légitime donnée à chacun lors de la naissance? Sinon est-ce que chacun doit trouver sa place, la prendre, l’occuper au risque de la perdre et se battre pour y rester? Peut-être vaut-il mieux se trouver une place forte pour y faire du surplace?

Le sauveur

Le sauveur sauve qui peut ? sauve qui il veut ? Les femmes et les enfants d’abord ?